Une interconnexion électrique sous les Pyrénées catalanes

Cette interconnexion enterrée est une première mondiale. Elle permettra de transporter du courant continu puis de le transformer en courant alternatif dans deux stations de conversion, situées de chaque côté de la frontière.

Longue de 64,5 km

Afin de limiter son impact visuel et paysager, la nouvelle ligne d'interconnexion franco-espagnole sera en partie enterrée. Sa longueur totale sera de 64,5 km (31 km en Espagne et 33,5 km en France). Le tracé prévu évite les zones urbaines densément peuplées, les espaces naturels protégés et les milieux forestiers, et utilise le plus possible les infrastructures existantes en passant le long des routes et des voies ferrées. La traversée du massif des Alberes est prévue grâce àune galerie technique de 8,5 km de long, parallèlement au tunnel de la ligne à grande vitesse (LGV). Plusieurs forages seront réalisés pour contourner les grands obstacles et traverser les rivières sans porter atteinte aux cours d'eau et au niveau des eaux.

À Santa Llogaia, près de Figueras en Espagne, et à Baixas, près de Perpignan en France, deux stations de conversion transformeront le courant continu en courant alternatif et inversement.

Les acteurs du projet

La société mixte Inelfe (INterconnexion ELectrique France-Espagne) a été créée pour bâtir et mettre en fonctionnement cette interconnexion. Elle est constituée par les entreprises gestionnaires des réseaux électriques espagnols et français, REE (Red Eléctrica de Espana) et RTE (Réseau Transport d'Électricité).

Egis, au sein d'un groupement, a assuré l'assistance à maîtrise d'ouvrage études (avant-projets et consultation des entreprises) et suit actuellement le contrôle des travaux du tunnel.

HVDC Tunnel GEIE (Eiffage Dragados) est attributaire du marché de construction de la galerie technique.

La ligne devrait être terminée en 2014.

 

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