Emmanuel

Emmanuel

Directeur de projet

Quand l'opportunité d'un stage de fin d'études à l'étranger s'est profilée en 2007, ce jeune Centralien n'a pas hésité : direction l'Ukraine pour suivre l'extension d'une malterie pour le compte du groupe Soufflet, à Slavuta. « C'était une région reculée, à quatre heures de route de Kiev, il y avait la barrière de la langue, je finissais à peine mes études et j'avais tout à apprendre sur le terrain... Cette première mission n'a pas été la plus aisée... Elle fut cependant très formatrice et s'est si bien déroulée que j'en ai enchaîné une seconde pour ce client, en Roumanie cette fois-ci, pour la construction d'une usine à Buzau. »
Pour cette deuxième mission sur l'un des plus importants projets industriels en Roumanie cette année-là, Emmanuel commence l'apprentissage du roumain. « Dès que j'ai su quelques mots de roumain, les relations avec les entreprises ont été facilitées, j'ai senti les gens s'ouvrir davantage, surtout dans les régions où l'anglais n'est pas forcément maîtrisé. »

De la Roumanie au Maroc

En septembre 2009, Emmanuel s’envole pour Tanger, pour le projet de construction de l’usine Renault : 200 000 m2 de bâtiments industriels, 180 plate-formes terrassées sur 279 hectares, jusqu’à 1 800 ouvriers mobilisés sur le chantier. « Sur ce gigaprojet dont les échéances étaient serrées, l’équipe française sur place était beaucoup plus conséquente. Et comme nous étions tous loin des nôtres, nous étions beaucoup plus proches qu’on ne peut l’être en France où l’on fréquente rarement ses collègues en dehors du travail. À l’export, l’ambiance est plus familiale, on est solidaires. »

Il est maintenant de retour dans l’Hexagone où il a pris la direction du projet du stade de Nice. Repartir ensuite ? « J’ai du temps pour y réfléchir… mais oui, ça me tente beaucoup. C’est une expérience très enrichissante humainement et professionnellement. Ce n’est pas toujours simple, il y a des hauts et des bas, mais on en sort tellement changé… On apprend énormément sur soi : dommage de s’en priver… »