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Egis
Published on 14 septembre 2020

Temps de lecture : 3 min

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Tous solidaires pour la chasse au verre !

Le temps d’une journée, des collaborateurs d’Egis engagés pour la bonne cause ont accompagné l’Association de Sauvegarde des Etangs de la Minière (ASEM) pour une opération bénévole de ramassage de déchets sauvages, financée par la Fondation Egis. Journal de bord de ce chantier solidaire, au cœur de la vallée de la Bièvre.

Journée solidaire 2020

- Crédits : Egis / ça me regarde / ASEM

10h. Rue des Sangliers. Le temps est clair en cette matinée, même si la pluie a fait son œuvre pendant la nuit... Comme de juste, la boue a droit de cité et crotte déjà nos bottes alors que nous nous engageons joyeusement sur le chemin rural n°13, en face de la ferme de Bouviers. Progressant à cloche-pied pour éviter cahin-caha la fange, nous voilà bientôt aux abords de l’étang Braque, principal plan d’eau des étangs de la Minière, situés à 20 minutes à pied du siège d’Egis. Anissa, de la SCOP Ça me regarde1, nous accueille pour un café convivial en pleine nature. Armée de son plus beau sourire et de sa bonne humeur, elle sera notre médiatrice bienveillante tout au long de cette journée. « Mon rôle est de mettre en relation le monde de l’entreprise avec le monde associatif. Si tout se passe bien, cette aventure va nourrir Egis en termes de décloisonnement, de cohésion d’équipe, de recherche de sens… Bien souvent, les participants se découvrent eux-mêmes grâce à cette expérience et ils tissent des relations vraies. Le lendemain, ils se connaissent mieux et ne se voient plus de la même manière ! » confie-t-elle.

Et ce n’est pas Delphine, chargée des ressources humaines embarquée elle aussi dans l’aventure, qui va la contredire. « C’est vraiment le but recherché, concède-t-elle. Les RH parrainent cette journée que nous avons voulue en mode "team building" pour s’inspirer, se découvrir, autour d’une expérience humaine riche de sens, de partage et d’ouverture» Quant à Emmanuelle, responsable animation et communication RSE, qui a eu l’idée de cette rencontre, elle se dit enchantée de la bonne volonté des uns et des autres. « Nos collaborateurs n’ont pas rechigné à poser un RTT solidaire pour participer à ce chantier nature. Ils ont une vraie conscience écologique et cela fait du bien de voir qu’à notre époque, l’engagement collectif peut encore primer sur l’intérêt personnel ! ».

10h15. Branle-bas de combat. « En groupe de trois et profitez-en pour vous mélanger, c’est comme ça qu’on fait de belles rencontres ! » s’écrie Anissa, pleine d’entrain. Après une distribution en règle de binettes, sacs et paires de gants renforcés, nous voilà parés pour passer au peigne fin plus de 1600 m2 de sous-bois en pente, quadrillés méthodiquement par du ruban de balisage. Ici, tout n’est qu’ordre et beauté… ou presque. Sous le tapis de feuilles immaculé, c’est le choc ! Ce que nous voyons blesse le regard par sa violence et s’abat sur nos consciences, tel un couperet.

Dans un appel à l’aide déchirant, la terre, meurtrie, gît sous un monceau d’ordures et de verre brisé.

10h30. Cabinet de curiosités. Bouteilles pharmaceutiques, flacons de parfumerie, reliquats de vaisselle, poteries et céramiques en tout genre, bouts de ferraille en décomposition… « Regardez-moi ça !, s’indigne Julia, chargée commerciale. On se croirait en pleine décharge ! » Et c’est précisément ce que la forêt est devenue pour des chantiers de construction du coin, manifestement peu scrupuleux... « Ces gens-là sont irresponsables, des familles viennent se promener ici tous les jours ! » tance de plus belle Céline, assistante de direction, qui, avec une précision chirurgicale, s’applique à retirer de l’humus les bris les plus coupants. « Sans oublier les premiers hôtes de ces bois… les animaux, réplique Amandine, chargée de mission RSE, c’est consternantA nous de jouer, les amis, on a du pain sur la planche ! »

12h30. Pause déjeuner. Après deux heures bien employées à courber l’échine sur ce terrain abrupt et à ramasser une infinité de tessons, la matinée s’achève et nos équipes s’entraident pour le convoiement des derniers sacs jusqu’au point de ralliement. Et certains sont particulièrement bien garnis… « On va le prendre à deux, suggère Laurent, responsable Innovation, ce sera plus facile. ». Une fois la tâche accomplie, direction le restaurant pour une courte pause déjeuner bien méritée, à l’abri du froid et du vent cinglant.

13h30. Un invité surprise. Ragaillardis par notre collation, nous voilà repartis, fiers-à-bras, pour un après-midi de récolte. La bonne humeur s’installe naturellement entre les équipes et très vite, c’est l’émulation. « On va vous battre à plate couture sur le ramassage, on vous le garantit ! » crânent Marine et Sylvain, de la direction de la communication. « C’est ce qu’on verra, nous, on est déjà à trois sacs ! » rétorque moqueusement Marie, chargée des affaires sociales. D’éclats de verre en éclats de rire, nous poursuivons sans relâche notre labeur jusqu’à ce que Sylvain s’écrie : « Oh Oh ! Mais qui va là ? Un petit triton palmé en balade je suppose. » Effectivement, Il y en a plein aux étangs. La vie n’a donc pas totalement déserté les lieux et nos cœurs se réchauffent à cette pensée. Nous le relâchons bien à l’écart, non sans que Marine l’ait affectueusement baptisé, pour la postérité, « Edmond le triton ».

16 h. Le verdict de la balance. L’heure est venue enfin, après une rude journée, de peser le fruit de notre labeur et c’est François, le président de l’ASEM, qui s’y colle ! Les deux pieds sur la balance, le sac à bout de bras, notre préposé à la pesée note au marqueur la charge de chaque fardeau, en ayant pris soin d’y ôter son propre poids. « C’est plus que tout ce que nous escomptions, affirme-t-il. Pas moins de 1350 kilos de déchets ont été ramassés et 90 % du verre a été prélevé sur la zone en une seule journée ! Avec mes collègues de l’ASEM, on viendra ramasser le reste, bien sûr. Mais le job a été fait, et c’est ce qui compte. C’est une belle victoire remportée sur l’incivisme et la bêtise humaine ! »

Et nous tous de penser, éreintés mais fiers comme des paons, qu’à donner de soi-même pour le bien commun et pour les autres, on en sort toujours grandis.

1 Société coopérative et participative, spécialisée dans les chantiers et rencontres solidaires

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