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Marianne Blondeau
chargée de projet à la direction technique, BU Bâtiment
Published on 15 avril 2020

Temps de lecture : 2 min

Comment je suis devenue médiatrice de chantier ?

Un été à Paris, semaine du 15 août. La ville est comme engluée dans la canicule. Tout y est ralenti. Pas un bruit, pas de mouvements, sauf dans des lieux très spécifiques. Des endroits où l’on ne pénètre qu’avec un badge, des équipements spécifiques, des gants, des lunettes. Des places stratégiques, cachées derrière des barrières hautes, opaques.

Nouvelle Samaritaine

Vue de l'escalier du magasin de la Samaritaine, à Paris. - Crédits : Marianne Blondeau - Egis

Un été à Paris, semaine du 15 août. La ville est comme engluée dans la canicule. Tout y est ralenti. Pas un bruit, pas de mouvements, sauf dans des lieux très spécifiques. Des endroits où l’on ne pénètre qu’avec un badge, des équipements spécifiques, des gants, des lunettes. Des places stratégiques, cachées derrière des barrières hautes, opaques.

Une barrière à l’entrée de ce site. En gros caractère l’entreprise. En tout petit, pudiquement, le logo Egis, une constante. Nous sommes présents sur des chantiers prestigieux, nous intervenons chez des clients mondialement connus et pourtant, qui sait ce que fait Egis ?

Fort de ce constat, nous avons décidé de renforcer notre visibilité et de proclamer le savoir-faire de nos équipes. Comment ? en proposant à nos clients prestigieux, des visites de chantiers étonnantes. Charge à nous ensuite et à nos experts de les accompagner comme il se doit, de les embarquer dans une histoire qu’ils pensent connaître, mais qu’ils découvriront autrement, en explorant au passage toutes les facettes d’Egis.

Quels sont les ingrédients d’une bonne visite de chantier ?

Les éléments de base sont :

  • un chantier emblématique, entouré de mystères dont le nom évoque forcément quelque chose, quel que soit l’âge.
  • un directeur exécutif en visite
  • des équipes étonnantes
  • une collaboratrice extravertie et curieuse

Mélangez le tout et vous obtenez des visites de chantier différentes, des visites qui font rêver, des visites qui font voyager, des visites qui donnent une autre image que celle que nos clients connaissent…

Concrètement, comment cela s’est déroulé dans mon cas ? J’ai découvert le chantier, je l’ai parcouru de haut en bas, du nord au sud, j’ai posé les questions les plus saugrenues, aucune limite, aucune hésitation. De nuit, de jour, au lever du soleil, à la nuit tombante. Sous la pluie. Sous le soleil !

Puis, entrent en jeu deux femmes essentielles. La relais communication et la directrice commerciale. Elles vont ouvrir leur grimoire, élaborer la « liste des invités ». Autour du chaudron, elles assembleront les ingrédients jusqu’à ce qu’en sortent 49 groupes de 4 à 6 personnes. Elles seront la clé de voûte du projet, proposeront une grille, caleront les rendez-vous et feront la promotion du projet.

A tout problème, une solution !

Mais voilà, tout n’est pas aussi simple : un chantier n’est pas un musée ; il se visite certes, mais pas h24. Il faut des autorisations, des « imprimaturs ». Il faut montrer patte blanche. Alors parfois, quand cela coince, il faut faire intervenir les hautes sphères. Les DG parlent entre eux. Pouce levé on visite pouce baissé, on annule.

Les visites peuvent alors commencer. La durée initiale annoncée (1h30) n’était qu’une douce illusion. Emportée par la foule des questions qui s’élancent, on dépasse les deux heures. Les clients sont ravis, parce que finalement, quoi de mieux que de découvrir ce qui se cache derrière des barrières ? De pouvoir dire ensuite, lors des visites de la Samaritaine : j’y étais ; j’ai vu l’avant, le pendant et maintenant je plonge dans le futur. Et nous aussi nous sommes ravis, car nos clients découvrent nos différents métiers et parce que nous pouvons twitter leurs visites, faire parler de nos chantiers… Voilà ce que j’appelle une visite de chantier des plus réussies !

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