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Bernard Matyjasik
directeur de projet Infrastructures et Services à la mobilité
Published on 25 janvier 2021

Temps de lecture : 2 min

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Covid-19 : réussir la mutation des villes après la crise

Partout dans le monde, la crise sanitaire due à la Covid-19 a provoqué un choc violent dans tous les secteurs économiques au premier rang desquels la mobilité. Les transports traditionnels enregistrent une baisse d’activité de 90 % pour le secteur aérien, de 85 % pour le ferroviaire. Le transit poids lourds résiste mieux mais la mobilité automobile s’est réduite fortement lors des phases de confinement, lesquelles ont impliqué chômage partiel et pratique généralisée du télétravail. Même les plateformes de mobilité partagée comme Blablacar, Zenpark ou Getaround ont réduit leur fréquentation de plus de 95 %. Ce constat est aisé.

Il convient de comprendre les impacts sous différents angles car l’approche ne peut être que systémique. Si aujourd’hui le principe de précaution l’emporte sur toute autre considération, il faut s’attendre à ce que le fait économique, le fait écologique et le fait démocratique transforment la vie publique à court terme.

Aujourd’hui, pour éviter leur disparition, les entreprises des secteurs économiques les plus fortement frappés par la crise pandémique sont massivement subventionnées partout en Europe et particulièrement en France. Demain, une politique de relance bien plus ambitieuse à l’échelle européenne sera nécessaire, à l’instar des 1900 milliards de dollars annoncés par le Président Joe Biden aux Etats-Unis, pour faire repartir l’économie, pour plus d’autonomie économique et de prise en compte du bien vivre au quotidien, dans une optique de préservation des ressources de la planète. Et l’on reparlera dans la presse de Plan Marshall ou de New Deal. Il faut bien intégrer que l’on assiste à une accélération du cycle des crises économiques, sociales et sanitaires.

Acter l’empowerment des territoires

Les acteurs publics devront résoudre une équation inédite : éviter une crise de la dette des Etats, relancer l’économie tout en contrant les effets les plus néfastes de la mondialisation, assurer un mieux vivre à leur population et donner un nouveau souffle démocratique après une période de privation de libertés individuelles.

Une nouvelle vague de déconcentration de l’Etat et de régionalisation était en discussion au Sénat avant la pandémie. La crise sanitaire a démontré la meilleure efficacité des territoires que celle de l’administration centrale. Une ville et une mobilité plus durables deviennent non seulement possibles mais une ardente obligation. L’écologie n’est plus une alternative politique, c’est le sens de la gestion de la chose publique. Le digital n’est plus un changement qui s’impose, c’est le moyen de combiner objectifs ambitieux et budgets contraints.

Egis est le seul acteur de la chaîne de valeur à posséder une vision systémique de la ville, des mobilités, des enjeux énergétiques mais aussi à maîtriser les méthodes et les outils pour réussir ces mutations.

Le jumeau numérique au cœur de la mutation des territoires

Les méthodes d’ingénierie concourante ont fait leur preuve avec le BIM. Le jumeau numérique de la ville porte intrinsèquement la possibilité et l’espoir de la transformation des territoires. Support de la nécessaire transformation des métiers de la fonction publique territoriale, il est aussi le point de convergence des acteurs publics et privés de la ville. La refonte des processus de service publics pour une meilleure « expérience administré » générera des gains de productivité. La simulation de scénarios, avec l’appui de systèmes experts, optimisera les investissements en diminuant en même temps les coûts de maintenance. L’ouverture des données générera de la création de valeur pour tout l’écosystème urbain. Les entreprises délégataires de services publics pourront travailler en « exploitation-maintenance concourante ».

Un nouveau rôle de pilotage systémique se dessine pour Egis. Ni les exploitants de services urbains délégués, ni les géants du BTP ne sont présents dans la chaîne de valeur comme nous pouvons l’être.

Orchestrer la mutation

Ce sont des plans de mutation des villes à 20 ans qui vont se dessiner. Les PADD (projet d’aménagement et de développement durable) vont être repensés autour du jumeau numérique. Des scénarios de mobilité vont y être injectés à l’échelle du bassin d’emploi comme le prévoient les nouveaux SCOT (schémas de cohérence territoriale). Chez Egis, nous nous appuyons sur la diversité de notre offre d’ingénierie et sur notre maîtrise du jumeau numérique pour répondre au mieux aux enjeux de ces projets de territoire.

La capacité de résilience devient une priorité politique des élus. Nous sommes nous-mêmes convaincus qu’il faut agir en faveur d’un équilibre territorial et c’est ce que nous faisons depuis près de 10 ans maintenant, en aidant nos clients publics à anticiper les crises et à se doter d’outils et de méthodes pour retrouver aussi au plus vite l’état nominal de fonctionnement. Le nécessaire rééquilibrage territorial est le vecteur de développement local sur les plans économique, social et environnemental.

La relance économique sera d’autant plus efficace qu’elle s’appuiera sur le secteur privé pour accompagner le secteur public. Les ressources de financement y sont abondantes et le contraste avec les Etats est saisissant. C’est dans cette optique que nous nous efforçons de concevoir, financer, exploiter et maintenir des infrastructures porteuses de développement durable et de relance économique raisonnée.

Nous sommes prêts à accompagner les territoires, en France et à l’international, pour la conception et le déploiement du renouveau des territoires, pour une meilleure qualité de vie, autour d’une création de valeur partagée par tous.

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