Nos véhicules changent, nos routes aussi !

Qu’on se le dise : il n’y aura pas de véhicules autonomes ou connectés sans une nécessaire adaptation de l’infrastructure routière à ces nouveaux moyens de transport. Parce qu’elle reste un vecteur essentiel de déplacement, au cœur de la cohésion territoriale et de l’équité entre zones urbaines, périurbaines et rurales, la route doit impérativement être repensée, tant en termes de services et d’usages que de réglementation et de politiques publiques.

Aujourd’hui, la France compte plus de 1,1 million de km de routes (source : URF, 2017) dont moins de 2 % sont des autoroutes concédées ou des routes nationales. Si le niveau d’équipement de ces dernières est généralement élevé, il est bien moindre sur les routes et rues communales, qui représentent tout de même 63 % du réseau routier français. D’où la première nécessité de quantifier les besoins d’adaptation mutuels entre les équipements des véhicules et des infrastructures. Durant les Assises nationales de la mobilité, la fédération Syntec a rappelé au nom des ingénieristes, la nécessité de disposer d’une vision d’ensemble permettant de traiter à la fois les questions d’infrastructure, de matériels et de services associés, qu’ils soient dématérialisés ou non.

Vers un nouveau modèle d'offre de transport

Cela fait plusieurs années maintenant qu’Egis anticipe les évolutions des transports, en veillant justement à ne laisser aucun usage émergent « sur le bord de la route ». Convaincus de l’impérieuse nécessité d’un équilibre entre l’infrastructure et les véhicules, nous avons très tôt investi dans le BIM Infrastructure (Building Information Modelling), de façon à pouvoir intégrer, dès la conception d’une route, les considérations liées à sa construction mais aussi et surtout à sa gestion future. Notre référence la plus emblématique en la matière reste sans nul doute la Rocade L2 à Marseille, qui a été entièrement conçue sous BIM.

En parallèle, Egis participe ou a participé à plusieurs programmes français et européens tels que SCOOP ou C-Road, deux projets de déploiement pilote de systèmes de transport intelligents et coopératifs, c'est-à-dire basés sur l'échange d'informations à la fois entre véhicules, mais aussi entre le véhicule et la route. Ce développement du partage, tant des données que des véhicules, l’intégration intelligente des nouveaux usages de mobilité (covoiturage et autopartage pour lutter contre l’autosolisme, gestion dynamique des voies…) et la prise en compte des innovations technologiques issues notamment de l’industrie automobile sont autant d’impératifs qui constitueront demain la base du modèle principal d’offre de transport : une mobilité personnelle optimisée et « à la demande », basée à la fois sur de nouveaux modes de transports collectifs et une route adaptée aux usages émergents.

Biennale des territoires 2019

Egis a coanimé la table ronde "vers de nouvelles mobilités ? Enjeux et potentialités dans les territoires" à la Biennale des territoire 2019 - Crédits : Egis / Cerema

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