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Xavier Ailleret et Nicolas Rageul
BU Ville, Route & Mobilités

Temps de lecture : 3 min

La réalité virtuelle au service du BIM

Avec la réalité virtuelle, une nouvelle étape est franchie en matière de BIM : les ingénieurs peuvent désormais inviter leurs clients à pénétrer dans la vitrine immersive de leurs projets, avec un niveau de réalisme et d’interaction en temps réel jamais atteint. Plongeon dans l’industrie du futur !

Réalité virtuelle et ingénierie

- Crédits : Egis

Dans le cadre du projet d’élargissement d’un tronçon de l’autoroute A10 au nord d’Orléans (2x4 voies sur 15 km), les équipes d’Egis, chargées de la maîtrise d’œuvre pour Cofiroute depuis 2016, ont réalisé une première au niveau du Groupe : modéliser une zone de diffuseur en réalité virtuelle. Ainsi, avec l'usage de lunettes immersives et de manettes, l'utilisateur peut se déplacer dans le modèle pour mieux appréhender, comprendre, voire « ressentir » le projet de construction. L'immersion fonctionne très bien au point d’oublier qu'on se trouve toujours physiquement dans une salle de réunion !

Au-delà des limites physiques

C’est là tout l’intérêt des technologies dites immersives. Considérant que le management de projet est aujourd’hui réalisé à l’aide d’une maquette numérique, qui offre plus de possibilités qu’un plan papier, la réalité virtuelle, elle, permet d’aller encore plus loin en offrant, grâce à l’immersion 3D, une compréhension intuitive et explicite du projet. Plongé au cœur d’un environnement virtuel techniquement juste, le client comprend immédiatement le projet, comme s’il faisait une visite de chantier, et se fait rapidement un avis sur la conception en cours.

La réalité virtuelle autorise une mise en situation qu’il n’est pas possible d’avoir à partir d’un simple écran. Si l’on est bien en capacité de visualiser un modèle 3D à l’écran, ce dernier n’en reste pas moins une surface de lecture en 2D, qui nous maintient fatalement « hors du modèle ». Avec la réalité virtuelle, on entre littéralement dans une maquette tridimensionnelle à échelle réelle, ce qui permet d’avoir une perception très réaliste du projet qu’on est en train de visiter.

Des applications multiples

La réalité virtuelle a aussi un intérêt en termes de concertation avec le public, dans la mesure où elle permet de faciliter l’acceptation des riverains, ou tout du moins de réduire leurs craintes quant à l’impact du projet sur leur cadre de vie.

De même, elle est un plus en matière de formation des intervenants sur site qui, dans le cas d’un projet autoroutier comme l’A10, comptent des patrouilleurs, des ouvriers, des chefs d’équipe travaux… Là où la lecture d’un plan technique n’est pas forcément à la portée de tous, la réalité virtuelle permet de mieux saisir ce que vont être les problématiques et enjeux rencontrés.

Nous avons désormais les outils et l'expérience nous permettant de gérer des conceptions complexes en temps réel, de maîtriser techniquement les projets en associant tous les acteurs y compris le client, et d'impressionner avec des usages de communication. Les utilisateurs actuels ont eu besoin d'un effort initial pour se mettre au BIM. Aujourd’hui, ils en réclament davantage !

 

Les auteurs

Xavier Ailleret,

Directeur technique Route - BU Ville, Route & Mobilités

 

Nicolas Rageul,

BIM Manager Corporate - BU Ville, Route & Mobilités

 

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